Échantillonnage de base

Depuis 1982, je travaille essentiellement sur des toiles de 180 x 180 cm.
L’ensemble, qui en compte aujourd’hui une cinquantaine, fonctionne comme un échantillonnage de base. La particularité des idées et des éléments formels qui les traduisent se dégage peu à peu :

 

La confrontation de ces éléments,

La multiplication de certains d’entre eux,

Leur participation à un tout qui puisse, dans un temps donné, respecter ce qui les distingue tout en les rendant indissociables,

Leur passage d’un matériau à un autre,

Leur glissement d’une surface vers un espace tridimensionnel et, d’un point de vue plus général, la dérive de la peinture vers l’architecture,


Sont autant de possibilités d’aborder le monumental et de poursuivre mon travail en sachant, comme le souligne Marcelin Pleynet dans un chapitre* relatant « du Bauhaus et de son enseignement » combien il peut être important de « mettre en lumière la spécificité de chaque pratique architecturale dans un rapport différentiel avec d’autres pratiques ». Naturellement, toute intervention nécessite un lieu, soit qu’elle s’y adapte, soit qu’elle en découle, soit que la construction d’un édifice nouveau et durable puisse même en devenir la finalité. Et quel qu’il soit, la configuration de ce lieu, son esprit, sa fonction, son empreinte culturelle induiront chaque projet dans une entreprise originale.

 

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Philippe Guérin, Janvier 1986


Extrait du catalogue ULB-1989, Bruxelles, Belgique